Last Tango in London

En allant à la Patagonia pour la dernière fois, Gaston et moi nous sommes demandé combien de fois nous y avions diné? Et la reponse est : quasiment une fois par mois, et souvent quand nous avions des visites. Et ca tombe bien, ca fait référence a un article de ce blog sur un livre : L’amant de Patagonie.

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C’est un petit restaurant qui ne paye pas de mine, je dirais même que c’est après avoir ratissé bon nombre de restaurants du quartier que nous en avons franchi le seuil.

Et quelle agréable surprise !

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De la viande argentine délicieuse, une majorité de plats sans gluten à part les empanadas et milanaises, et le must : un barbecue pour 2 avec des morceaux d’agneau, de bœuf, des saucisses argentines. C’est délicieux et parfait pour notre Gaston carnivore ! Si j’avais pu j’aurais essayé tous les plats, à m’en faire mal au ventre tant la viande est bonne et tout fait au menu fait rêver.

Nous n’avons jamais été déçus par la qualité des spécialités, l’accueil chaleureux, l’accent espagnol (¡ ma qué !).
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Et après la bonne bouffe, je crois c’est aussi la decoration qui l’emporte. J’aime beaucoup les rangées de fanions d’équipes nationales, des photos en noir et blanc de Patagonie, une vieille carte de l’Amérique du Sud, des tasses à mate et de la vaisselle sur chaque étagère. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, cette ambiance n’a pas l’air trop kitsch ou mal fagoté, mais plutôt simple et bon vivant. On se sent un peu comme à la maison sauf qu’il n’y a pas à faire la cuisine et qu’elle est meilleure.

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C’est le cœur lourd, presque brisé, que nous avons commandé notre dernière milanaise bœuf-mozarella-tomate pour Gaston et poisson grillé aux légumes du sud pour moi, conseillés par un serveur enthousiaste et hilare. Sans oublier le dessert, auquel on ne peut pas échapper : une crèpe au dulce de leche pour monsieur et un flan au dulce de leche pour mademoiselle. Vous l’aurez compris le dulce de leche est la spécialité locale.

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Je vous conseille de réserver un peu en avance pour un vendredi ou un samedi, ils ont pas mal de succès.

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Camden Coffee Shop

Une petite pièce principale désordonnée, de la poussière dans tous les coins, une enseigne craquelée par la pluie : bref, je viens de vous décrire l’échoppe parfaite, celle dans laquelle vous êtes sûrs de me voir rentrer sans réfléchir. Lire la suite

Gluten-Free London

En arrivant à Londres, j’étais loin de me douter des aventures qui m’attendaient et rien ne me préparait à apprendre que j’étais cœliaque, maladie mieux connue sous le nom – erroné – d’intolérance.

Heureusement, Londres est un paradis pour les intolérants au gluten, à se demander pourquoi je rentre à Paris où j’ai toutes les chances de devenir folle devant les baguettes et autres pâtisseries. Voici un medley non-exhaustif des adresses que nous aimons et des endroits magiques qui regorgent d’aliments comestibles. Lire la suite

Une promenade dominicale inattendue

Ceux qui me connaissent savent que j’ai souvent des idées saugrenues et que Gaston a une patience infinie devant  mon imagination et surtout les conséquences imprévisibles qui s’ensuivent. C’est donc sans surprise que notre balade dominicale nous a menés dans de nombreux endroits excepté notre destination originelle : Highgate Wood.

Pour commencer nous (je) nous (me) sommes (suis) trompés (ée) de parc, et nous avons donc fait le tour du charmant Waterlow Park, certes agréable mais qui n’était en rien le grand domaine forestier auquel nous souhaitions nous rendre.

Quelque peu déçue, j’ai décidé de faire confiance au GPS de mon téléphone pour nous mener à bon port, mais je me suis désintéressée de la route lorsque j’ai vu un petit sentier qui déviait vers ce qui ressemblait à un jardin. Ce ne fut pas une si mauvaise idée que ça : le chemin était bordé de ronces, auxquelles pendaient en abondance de lourdes grappes de mûres, très mures (hum hum).

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Les petites meringues magiques

Ce n’est pas toujours simple de suivre un régime sans gluten, surtout si vous êtes un/une inconditionnel/le des desserts et autres sucreries (cf Le café gourmand). Avant de devoir restreindre mon alimentation à des nutriments dépourvus de blé, orge, seigle et avoine, je pouvais me laisser aller à des orgies de biscuits, pâtisseries en tout genre, chocolat Lindt désormais interdits.

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Heureusement, il y a quelques-uns de ces plaisirs qui me sont toujours permis dont les macarons et les meringues ! Mais attention, pas n’importe lesquelles. Celles que j’aime sont les meringues que ma mère confectionnait dans mon enfance et dont elle avait dégoté la recette dans la bible des cuisiniers débutants : Les recettes faciles de Françoise Bernard. Auteure qui est donc depuis toujours mon idole culinaire, l’égérie des bons petits plats qui sentent la bonne franquette et la réussite garantie. Lire la suite

Café Gourmand

Le café gourmand fait partie des petits plaisirs de la vie que j’ai importés à Londres il y a 4 ans et tenté, avec un succès plus ou moins probant, d’implanter autour de moi.

C’est une institution familiale que j’ai adoptée le jour où j’ai remplacé le lait de mon biberon par du café (vous noterez une légère tendance à l’exagération qui n’est pas d’origine marseillaise… peut-être le côté espagnol?) et à laquelle ma mère ne dérogeait sous aucun prétexte, même la mort de Christmas le hamster tant aimé et martyrisé n’a pas suscité l’émoi suffisant à la détourner de cette habitude (sacrée).

Ce geste quotidien, autrefois signe pour elle de tranquillité puisqu’il succédait soit à notre départ pour l’école soit au début de la sieste à laquelle elle nous incitait vivement à consacrer une partie même minime de l’après-midi, est depuis devenu le carrefour de nos papotages familiaux, notre forum en quelque sorte. Des débats de fond (dans les annales : pourquoi le dernier vernis Chameau ne tient-il pas une fois appliqué?, la dernière robe de Kate Tonmoyen venait-elle de chez Tzara ou TopMop?, est-il légal de porter des chaussures plates avec une jupe longue?, comment se conjugue le verbe « penser »?, pourquoi faut-il se dispenser de lire le dernier Aymeric Jvégerbéh? au fait tu connais la date du mariage du cousin trucmuche?) y ont régulièrement court entrainant les rhétoriciennes aguerries que nous sommes dans des joutes verbales corsées et alambiquées qui se concluent souvent par « il reste encore une part de gâteau basque ? ».

Avec Mim

Celui-ci était petit

Jusque-là, tout parait simple. Mais ce serait faire fi de l’élément fondateur : le café gourmand suit toujours un repas complet, incluant le dessert. Il est d’ailleurs souvent constitué des restes de ce dernier ; le gâteau basque c’est sacré, on ne gaspille pas. Pour réussir un café gourmand et éviter les fautes de goût, je vous recommande de procéder de la sorte : un expresso serré par participant, des carrés de chocolat, des pâtes de fruit et une tranchette de tarte ou gâteau s’ils n’ont pas été dévorés pendant le repas qui a précédé.

Une fois le plateau préparé, les combattants rassemblés et installés dans des transats au soleil ou dans le hamac au fond du jardin, les hommes éparpillés dans les chambres ou devant la télé, vous pouvez lancer les festivités féminisantes.

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Version sans gluten

Bien que cela soit à la limite de l’hérésie, j’ai dû adapter la sélection de confiseries et biscuits à l’offre britannique sans gluten qui, restons politiquement corrects, est « différente » et perpétuer courageusement cette coutume sans les autres participantes de ma famille. Il a donc fallu innover ; vive Internet et les photos qui font le tour de notre collectif gourmand-bavard via emails communs. Et finalement, en quelque compagnie que je me trouve et même si ce n’est que la mienne, j’aime toujours autant ce moment.

Cafe gourmand

Version anglaise au bureau – avec une Flake Bar offerte par un collegue

Vous verrez l’essayer c’est l’adopter !

PS : la sagesse populaire veut qu’il soit d’usage d’éviter les sujets de conversations ambigus, la politique et la religion, ce serait mettre en péril la sérénité tant appréciée de ce colloque au sommet.

Gordon’s Wine and Cheese Bar

Si vous cherchez un endroit original, sympa et où il est possible boire un bon vin sans se ruiner tout en savourant une assiette de fromages suffisamment conséquente pour rassasier un troupeau d’éléphant, le Gordon’s est l’endroit qui devrait vous satisfaire. Ce lieu est fantastique et insoupçonnable, bien que l’on puisse en douter de prime abord. La façade est passablement décrépie, et la grille qui protège une des fenêtres ne fait qu’ajouter à l’impression hostile qui se dégage du lieu au premier abord.

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Donc il faut s’aventurer un peu et oser s’engager dans le court escalier qui mène à la ruelle où sont installées d’innombrables tables, chaises et « parasols » servant d’abri aux clients qui refluent du bar. Eté comme hiver ce lieu déborde de londoniens sagement grisés par l’alcool, venus célébrer qui un anniversaire, qui une promotion, qui peu de choses outre le plaisir de partager un moment dans ce lieu un peu particulier et hors norme.

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Le service est effectué à l’intérieur, vous trouverez à droite près de l’entrée le côté traiteur, qui offre une quantité raisonnable de fromage de provenance française, anglaise, italienne, quelques charcuteries, terrines et tourtes britanniques et plus loin en face, le bar à vin dont la carte est généreuse, les vins classés par force, comprenez « en fonction du temps qu’il faudra pour vous remettre du mal de tête le lendemain », les provenances multiples et sélectionnées avec goût et sans prétention.

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Une fois votre commande effectuée, il est temps de continuer à explorer ce lieu surprenant à plus d’un titre. Les tables sont réparties sous les voutes de cette cave de sorte qu’il soit presque impossible de circuler,  tout le monde ou presque est debout, s’acharnant à combler les rares espaces libres restants.

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On y va de temps en temps avec des copines pour papoter, refaire le monde en picorant des bouts de chèvres, brie ou bleu et sirotant un petit côte du Rhône digne de ce nom, ce qui est remarquablement rare dans cette ville.

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Gordon’s Cheese and Wine – 47 Villiers Street, London WC2N 6NE (Lundi au samedi de 11h00 – 23h00 et dimanche midi – 22h00)

Les frites, c’est chips! *

* Mauvais jeu de mots! (Le Freak, c’est Chic)

Cher Français, chère Française,

Si comme moi tu n’as pas touché un paquet de chips depuis ta tendre enfance, à cause des mini-paquets Vico en voie de péremption que ta chère maman protectrice et nourricière planquait dans ton piquenique à la moindre occasion, que tu devais faire des acrobaties pour t’en débarrasser avec discrétion dans le cartable de tes charmants petits camarades de classe, que tu avais juré sur la tête de tous tes aïeux et ta descendance sur les sept prochaines générations que n’était pas né celui qui te croiserait avec une de ces funestes petites rondelles de patate frite à mi-chemin entre le paquet et ta bouche, et que de surcroit tu vis à Londres, tu peux ravaler ton serment ! La perfide Albion, fidèle à cette épithète révélatrice, a des arguments imparables qui te feront regretter ta promesse par trop gaillarde et hâtive.

Des chips, il y en a pour tous les gouts, surtout les meilleurs. Deux marques se partagent le marché: Tyrell’s et Kettle. Et la concurrence est rude.P1050683

Et la magie des chips britanniques réside dans le fait que vous pouvez draguer avec. Il y en a autant que de types de «dates» (rencart) :

  • Cette fille est élégante, délicate, si ça ne tenait qu’à toi tu l’épouserais sur le champ? Prends les «Lightly Salted» (légèrement salés). Pas très risqué, mais discret et toujours un succès.
  • Elle t’a confié être adepte des soirées dents jaunes et haleine forte ? Choisis les «Ognion and Chives» (oignon, ciboulette). Et en avant les effluves !
  • C’est une snob ou une ultra-bobo (interdiction de me demander pourquoi ce sont mes préférées avec les Lightly Salted), offre lui des «Root Vegetable Crips», délicieuses tranches de navets, carottes, betteraves passées dans ce qui doit s’apparenter à une friteuse géante.
  • Son rêve est d’avoir une grande famille et des tas de gosses ? Les «Sunday Best Rost Chicken» lui donneront un avant-gout des interminables repas de famille paradis du poulet/patate.
  • Elle est super hot ? Sors le grand jeu et même si les épices ne s’accordent pas avec toi, ne rougis pas en dévorant en sa compagnie les «Sweet Chili and Red Pepper».
  • Si tu la veux dans ton lit tout de suite? Les «Naked» (sans sel) devraient faire passer le message avec brio.
  • Son âge est resté secret mais il y a quelques décénies qui vous séparent et sa dernière teinture remonte à l’âge où tu jouais au Playmobil ? Les «Salt and Black Pepper» (poivre et sel) feront parfaitement l’affaire.
  • Tu veux la faire rire ? C’est tout vu, les «Ludlow Sausage» crips sont là pour toi, tant l’idée est loufoque (cette dernière variante peut aussi être mal interprétée, et provoquer un quiproquo quant à ta façon subliminale mais indélicate de lui dire qu’elle ressemble à un boudin).
Ludlow sausage

Meme l’iconographie est désopillante! (je vous épargne les blagues graveleuses qui affluent sur le clavier)

Lecteurs, c’est a votre tour. Quelles chips accorder avec quel rendez-vous ?

PS: pour les anglais qui lisent ce blog, comprenez que les chips françaises n’ont rien à envier aux vôtres tant elles les surpassent en goût et inventivité!

Coffee Shops

Londres est composée de nombreuses ambiances, comme autant de villes qui auraient fini par se confondre à force de d’étendre. Nous connaissons tous les grands axes souvent appelés High Street. Cependant nous ignorons parfois qu’il suffit de bifurquer dans une petite rue pour se retrouver au cœur d’un véritable village avec son ambiance propre, un peu comme un autre petit Londres au cœur du grand, et il y autant de ces minuscules villages que d’atmosphères différentes.

La capitale britannique est une sorte de paradis du coffee shop (et du pub, mais ce n’est pas le sujet) donc le choix est vast-issime. Il y a les immanquables, les plus évidents et visibles dont regorgent toutes les mégapoles du monde : les branches de grandes marques (Star-truc, CostaCroisires, Neird…).

Famous

Mais si vous voulez les éviter, je vous conseille de faire l’impasse sur les autoroutes du centre pour vous perdre dans les petites rues et d’entrer dans un des coffee shop qui pullulent dans ces quartiers  plus calmes.

Ceux que je préfère se trouve sur Marchmont Street à Bloomsbury, le quartier de UCL (University College of London) où sont situés les hôtels et résidences universitaires, c’est très vivant et surtout contrairement à de nombreux endroits dans Londres on a l’impression que des gens y vivent vraiment.

Warren Street me plaît beaucoup mais c’est surtout pour y avoir vécu pendant plusieurs années.

Intimate

The Old Dairy Cafe – 30 Warren Street

Maintenant, il ne faut pas se mentir, si vous vous pointez dans un coffee shop il ne faut pas être à la recherche d’une qualité gastronomique digne du prix de la baguette 2012, un cupcake reste un cupcake (un certain plaisir visuel et c’est tout), les pâtisseries et viennoiseries ne me font pas vraiment de l’œil, et tous les lattes se ressemblent. Mais j’aime beaucoup l’ambiance de ces petites et discrètes échoppes, tantôt classieuses tantôt miteuses, on a l’impression d’être hors du temps pour quelques minutes ou le temps de savoureux un brunch entre amis un samedi matin.

The Old Dairy cafe – Warren Street. Pas de site web, les renseignements sont ici.

Vivat Bacchus, restaurant vin et fromages

Quand vient l’anniversaire de Chéri (on dit BF – boyfriend – en Grande-Bretagne, mais nous sommes tous deux trop vieux pour utiliser ce petit sobriquet), le stress gastronomique est à son comble. Surtout quand les idées lumineuses se pointent dans votre esprit à la vitesse de la limace ou tombent à l’eau pour cause de pluie (le barbecue par 5 degrés Celsius et sous la grêle, c’est fun mais pas romantique et on avait fait la cote de boeuf la veille).

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Là je commençais à paniquer en me voyant réserver une table pour deux dans un italien miteux à deux pas de la maison (mais si, voyons, celui où j’ai renvoyé un plat en cuisine pour la première fois de ma vie parce qu’il y avait plus d’huile que de spaghettis). Une telle fin justifiant certains moyens, je pris mon courage à deux mains, esquissai mon sourire : « you-are-the-champion-and-will-save-my-life », et dcrit mon dilemme à W mon collègue…  préféré. Lire la suite