Un bon livre : Trois vies chinoises

Trois vies chinoises, Dai Sijie

Si comme moi, vous aimez ne pas vous contenter d’un seul livre par auteur et que vous ne pouvez vous faire une idée de son style qu’en lisant le plus de ses œuvres possibles, vous comprendrez pourquoi, après avoir terminé Balzac et la petite tailleuse chinoise, j’ai voulu continuer à explorer la littérature de Dai Sijie.

Trois vies chinoise est un livre court, une compilation de trois nouvelles se déroulant sur l’île de la Noblesse, dépôt infini des déchets électriques et électroniques générés par les vieux appareils usés et obsolètes de la Chine entière. S’y croisent un petit garçon qui vieillit trop vite, une petite fille sur des patins à glace dont la mère est morte mystérieusement et une forgeronne qui fabrique une chaine au poids insoutenable pour attacher son fils devenu fou.

Le récit est prenant, il est presque impossible, malgré l’intensité de certains passages et la dureté du récit, de le quitter et de ne pas le lire d’un seul coup. Dans un mélange d’humour, un certain cynisme, et la description aux relents apocalyptiques de cette île à l’ombre de laquelle se déroulent des vies  insoupçonnées.

2013-10-22 13_54_12-trois vies chinoises - Google Search

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